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L'Histoire de l'abattoir public - Page 3

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L'Histoire de l'abattoir public
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abattoir-2010-3La confirmation de construire un abattoir et nouveau choix de l’emplacement

Le 6 décembre 1898 à 7 heures du soir, nouvelle réunion à la demande de Mr Suberbielle, boucher et conseiller municipal.

Mr Suberbielle prend la parole au nom des bouchers de Bénéjacq et déclare qu’après renseignements pris auprès de la Préfecture, que la construction d’un abattoir public s’impose expressément et qu’à partir du 15 décembre prochain, il n’y aura plus une heure de répit pour la fermeture de nos tueries particulières. Si cela devait arriver, il y aurait de gros inconvénients pour nous et de grandes privations pour les nombreux ménages de la localité.

Mr Suberbielle rapporte également de la Préfecture que l’emplacement adopté pour la construction est celui choisi par la Commission d’Hygiène, c'est-à-dire le Quartier Lanusse et que la dite Commission ne saurait revenir sur sa décision.

Mr Camors le Maire, déclare qu’aucun autre délai ne sera accordé aux bouchers si la construction d’un abattoir public n’est pas définitivement adoptée par la Conseil Bénéjacquois, d’ici le 15 décembre prochain. Il invite en conséquence, l’Assemblée à se prononcer sur la question de savoir si elle est d’avis ou non qu’un abattoir public soit édifié sur l’emplacement choisi par la Commission.

MM Graciette, Bignalet, Poumes, Cazenave, Taillefer, Souyeux et Suberbielle adoptent la proposition.

MM Pouret, Bégarie, Galin-Chéné, et Lascourrèges la rejettent.

En marge de la délibération, Mr Bégarie et Taillefer déplorent que le Préfet n’ait pas tenu compte des observations de la séance du 9 janvier 1898 du choix de l’emplacement et d’une assemblée qui aurait du être consultée la première en vertu du bon sens et à laquelle on s’est illégalement substituée pour assouvir quelque passion blâmable. A la suite du rejet de ce 6 décembre 1898, ils entendent décliner toutes parts de responsabilités qu’on serait tenter de leur attribuer dans la création d’un établissement qui pourrait devenir une charge très onéreuse pour la commune.

Rejet d’une proposition du Maire.

Séance du 30 juillet 1899, le Maire, Mr Camors, soumet au Conseil Municipal les plans et devis des travaux de construction de l’abattoir public à l’endroit déjà désigné (Quartier Lanusse), sous la réserve expresse que la fourniture de l’eau nécessaire à l’alimentation de cet établissement sera apurée par l’autorité compétente.

Après discussion à laquelle prennent part MM Pouret, Graciette, Bignalet, Galin-Chéné, Lascourrèges, Magendie et Suberbielle, la proposition est mise au vote.

MM Bignalet, Poumes, Cazenave, Suberbielle et Souyeux sont pour la proposition présentée par le Maire.

MM Pouret, Graciette, Galin-Chéné, Lascourrèges, Taillefer, Teilh et Magendie sont contre.

Le projet présenté par Mr Camors est donc rejeté.

Décision définitive de la construction et du choix de l’emplacement au quartier La Lanusse

Le 1er octobre 1899, séance avec 9 membres présents, Mr Camors donne lecture d’une lettre du Préfet en date du 23 septembre 1899 lui remettant copie du rapport du Conseil Départemental d’Hygiène au sujet de la convenance du terrain sur lequel pourrait etre édifié l’abattoir public de Bénéjacq. Le rapport conclut que le premier emplacement (Quartier Lanusse)  déjà adopté par le Conseil d’Hygiène est le seul qui ait paru à la commission réunir les conditions désirables, tant au point de vue de l’orientation, qu’à celui de l’approvisionnement de l’eau et qu’il y a lieu de l’adopter comme emplacement définitif.

Le Conseil passe au vote, MM Bignalet, Poumes, Graciette, Souyeux et Cazenave adoptent le projet, MM Pouret, Galin-Chéné, et Lascourrèges s’abstiennent.

La Construction d’un abattoir public au Quartier Lanuse est définitivement adoptée et le conseil vote un crédit de 12.000 francs pour un devis estimatif de 11.380,54 francs. L’architecte-entrepreneur désigné par le Maire étant Mr Mieugrand de Pontacq.

Pour information : Lors de cette séance du 1er octobre 1899, la majorité des opposants à l’implantation de l’abattoir au quartier Lanusse étaient absents.

Modification du canal d’alimentation, vote des taxes d’abattages et crédit

Le 30 décembre 1899, étaient présents à la troisième convocation (lors des précédentes le quorum n’étant surement pas atteint) MM Camors, Maire, MM Bignalet, Poumes, Cazenave et Souyeux (soit 4 présents)

Absents : MM Pouret, Adjoint, Bégarie, Graciette, Galin-Chéné, Lascourrèges, Teilh, Magendie, Taillefer, Laban et Bourdette.

Le Conseil doit approuver les devis et plans pour la construction. Les plans comportent notamment la nécessité de pratiquer une canalisation à travers la prairie de M Bignalet, conseiller municipal, qui s’engage à adhérer à ce projet tout en réclamant un dédommagement. Le Conseil fixe également les taxes d’abattage qui s’élèvent à 0,30 Francs par tête de mouton, 0,60francs par tête de veau et 1,20 francs par tête de bœuf ou vache. Le produit annuel estimé serait de 2475 francs. L’assemblée décide de faire un emprunt de 12.000 francs amortissable en 20 ans.

Le  16 janvier 1901, le maire expose au Conseil que M Bignalet a retiré la promesse de laisser traverser sa prairie par un canal souterrain. Il y a donc lieu de revenir à la 1ere combinaison, celle qui est de poursuivre le canal d’alimentation par le chemin des Angles, mais cause un surcout de travaux. Les plans et devis modifiés s’élèvent à 15.421,26 francs, le Conseil vote pour un crédit de 15.425 francs.

L’abattoir n’arrive pas à se suffire à lui-même parce que les bouchers abattent ailleurs.

Le 8 juillet 1903, Le Maire soumet au conseil le compte de gestion des revenus de l’abattoir et fait remarquer le faible produit des taxes d’abattages.

Ceci est du aux causes suivantes :

-Les bouchers forains trouvant les taxes trop élevées font abattre leurs animaux à Pau, à Lourdes ou à Nay, chaque fois que les circonstances de lieu et de temps les leur permettent car ils y trouvent un réel bénéfice.

-Les bouchers vendant à la halle neuve de Pau, persistent à abattre chez eux les moutons parce qu’à l’octroi de Bizanos, ils ont la faculté de déclarer leurs moutons comme agneaux. Ce qui le prouve, c’est que parmi eux, il y en a qui ont été pris en flagrant délit de contraventions et poursuivis en conséquence.

Pour obérer à la triste éventualité de voir l’abattoir ne pas se suffire à lui-même, le Maire propose : la prorogation de délai de 50 ans (au lieu de 20) pour l’emprunt contracté avec le Crédit Foncier , le 1er juilet 1901, afin de pouvoir diminuer les taxes d’abattage..

Cette prorogation ne pouvant s’obtenir qu’en faisant un nouvel emprunt, le Maire propose d’emprunter 2520 francs parce que le devis estimatif était de 15421.26 francs et l’emprunt contracté n’a été que de 14500 francs.

Cet emprunt supplémentaire servira aussi à dévier le surplus des eaux nécessaires à l’abattoir vers une partie du village qui est dépourvue d’eau pendant la moitié de l’année, et cela au moyen d’une canalisation finissant au ruisseau Trouillet par le chemin (Bégarie). Le devis estimatif est de 875 francs.

A l’unanimité, le Conseil vote les propositions du Maire